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Les huiles végétales huile de santé & beauté

fabrice Santé RSS 2.0 Commentaires (2)

Pour jouer son rôle d’aliment santé, l’huile doit être de qualité irréprochable, c’est-à-dire non raffinée, extraite à froid (avec une température de pressage ne dépassant pas 40°), en provenance de graines arrivées à juste maturité et cultivées par les méthodes de l’agriculture biologique. Les huiles sont de véritables médicaments au sens où l’entendaient les médecins de l’Antiquité. Médicaments, car non dénaturées par l’industrie chimique, elles vont nous apporter des éléments vitaux indispensables comme la précieuse vitamine F et autres acides gras si utiles à l’élaboration des prostaglandines, véritables hormones naturelles.

Vitamine F :

Le facteur F, encore appelé, anti-eczématique, se trouve uniquement dans les corps gras. Il correspond aux acides gras poly-insaturés (AGPI) et regroupe notamment les trois principaux : arachidonique, linoléique et linolénique. Les AGPI se comportent à la manière de catalyseurs et favorisent notamment l’utilisation des vitamines liposolubles : A, D, E et K.

Ces acides gras sont dits essentiels car ils ne peuvent être synthétisés par l’organisme, il est donc indispensable que notre alimentation nous les apporte en quantité proportionnelle à nos dépenses, afin d’éviter tout risque de carences.

Les propriétés des AGPI sont capitales pour le corps humain :

-Interviennent dans la structure des membranes cellulaires
-Régularisent le métabolisme des graisses nocives pour le cœur
-Réduisent le taux de cholestérol et favorisent le rajeunissement tissulaire
– Diminuent les risques de thrombose
-Préviennent les maladies cardio-vasculaires
-Participent à la régulation de la température du corps
– Stimulent les défenses de l’organisme vis-à-vis des pollutions extérieures (environnement, produits toxiques, médicaments…)
-Permettent la formation de molécules dont la vie est très courte, les prostaglandines, particulièrement importantes pour notre santé
-Aide la femme à tomber enceinte et assurent à la femme enceinte une grossesse sans problèmes
– Se révèlent comme un des meilleurs protecteurs de l’épiderme (desquamation, sécheresse, crevasses…)

Son rôle fondamental au niveau de la membrane cellulaire les rendent indispensables :

-Pour le développement du système nerveux central et du cerveau (celui-ci est constitué à 60% par des lipides ou des graisses dont une forte proportion d’acides gras poly-insaturés)
– Pour la préservation de l’imperméabilité de la muqueuse intestinale (afin d’éviter un intestin poreux)

Une carence en vitamine F se caractérise par l’apparition de symptômes caractéristiques :

– Chez l’adulte, une peau sèche. Cette sècheresse débute d’abord aux pieds et aux jambes avant de gagner l’ensemble du corps. La peau s’abîme, desquame et surtout vieillit beaucoup plus vite que la normale. En cas de blessure, la cicatrisation se fait très lentement
– Arthrite et autres phénomènes inflammatoires
– Mauvais fonctionnement des glandes salivaires et sécheresse des conduits lacrymaux
– Troubles cardio-vasculaires et nerveux
– Perturbation des immunités (apparition de sclérose en plaques notamment)
– Impuissance
– Douleurs pré-menstruelles
– Chez le petit enfant, il s’ensuit une soif anormale presque inextingible
Et une foule de maux plus ou moins importants apparaissent : asthme, eczéma, rhumes à répétition, sinusites, urticaire…

Les huiles en usage interne

Notre peau a besoin d’être nourri « de l’intérieur ». Vous lui fournirez à chaque repas :

– Des huiles végétales extraites à froid, riches en acides gras insaturés, en vitamines A,D,E,F et en lécithine, en assaisonnement des crudités, salades vertes, légumes vapeur ou sur tout autre aliment (riz, pâtes, pommes de terre, poisson…). En particulier, vous consommerez au quotidien les huiles adaptées à votre cas.

– En changement de saison ou quand vous en ressentez le besoin, vous offrirez à votre peau, à vos cheveux, et à vos ongles, une cure de jouvence : prenez pendant 3 semaines 3 capsules d’huile d’onagre le matin et 3 capsules d’huile de bourrache le midi (ou inversement). Selon votre état de santé et l’état de votre foie (il faut être sûr de bien le tolérer car ce sont des huiles d’origine animale) et pour cela on peut effectuer un léger drainage hépatique, vous pouvez prendre 3 capsules d’huile issue des petits poissons des mers froides, riche en oméga 3 . Ce traitement peut durer plusieurs mois si nécessaire.

LES HUILES AU QUOTIDIEN

Au sein de votre cuisine, les huiles vont jouer de multiples rôles et être utilisées à chaud ou à froid :

-Assaisonnement dans les salades et crudités, mais aussi sur les légumes cuits à la vapeur, les céréales, les poissons…
-Cuisson des légumes à l’étouffée, de certains plats de résistance comme le chili, la paëlla, les currys…, des galettes de céréales, de plats au four…
– Confection de gâteaux en remplacement du beurre ou des margarines
Mais attention, nous ne devons pas employer n’importe quelle huile indifféremment, mais tenir compte de certains facteurs tels que la température critique, la teneur en vitamines…

L’huile crue :

Dans ce cas, toutes les huiles peuvent être utilisées. Mais pour la santé de notre organisme, il sera préférable de privilégier celles dont la richesse en acides gras polyinsaturés (acide linoléique et linolénique en particulier) est élevé : par ordre d’importance les :
Huiles de lin bio
Huiles de cameline bio
Huile de Carthame bio
Huile de Noix bio
Huile de germe de blé bio
Huile de soja bio

Huile de tournesol bio
Huile de sésame bio
Huile de pépins de courge bio

En fonction de leur saveur propre et de vos goûts personnels, vous les expérimenterez toutes puis sélectionnerez celles que vous préférez.  Une bonne solution, afin de bénéficier de l’ensemble de leurs qualités consiste à les alterner et à les mélanger. Par exemple,

Chaque jour :

1CS d’huile d’olives (huile la plus riche en acide oléique) plus ou moins fruitée selon votre goût + 1CS d’huile de lin ou cameline ou carthame ou noix ou colza (les huiles les plus riches en oméga 3).
L’huile de colza restant la plus abordable d’un point de vue coût. Les huiles de germe de blé, soja, tournesol, sésame et pépins de courge peuvent être intégrées afin de varier 1 à 2 fois/semaine en complément de l’huile d’olives.

Si vous souhaitez préparer une vinaigrette,incorporez pour 4 CS d’huile, 1 CS de vinaigre balsamique (vinaigre  moins acidifiant) ou du jus de citron frais et/ou 2cc de tamari ou de shoyu, des herbes aromatiques (persil, ciboulette, basilic…), 1 échalote et/ou 1 gousse d’ail.

L’huile dans la cuisson :

Le choix sera plus restreint, celui-ci va être fonction de la température critique de l’huile. La température critique d’un corps gras ou son seuil de décomposition est la température à partir de laquelle une huile ou une graisse va se décomposer en substances toxiques ; il ne faut donc jamais chauffer au-delà de sa température critique ; celle-ci n’étant pas la même pour tous les corps gras.

EN CONCLUSION

– L’intégralité de tous les principes vitaux contenus dans l’huile ne se retrouve que si l’huile est crue. Toutes les propriétés bénéfiques sont détruites dès la 1er cuisson. Les deux seules à employer pour les fritures sont celles d’olive et d’arachide. Les graisses végétales de palme et de coprah qui contiennent beaucoup moins d’acides gras essentiels et qui résistent donc mieux à la chaleur, peuvent également servir pour les fritures ; mais il ne faut pas en abuser, car leur forte teneur en acides gras saturés les rend nocives (cholestérol, troubles cardiovasculaires…).

– Ne jamais laisser fumer l’huile
– Après utilisation, filtrez toujours l’huile et jetez-là au bout de trois utilisations maximum
– Ne rajoutez jamais d’huile neuve dans un vieux bain de friture
– Veillez à ne jamais atteindre la température critique du corps gras et en général ne pas dépasser 170° pour une friture

La meilleure façon de consommer des huiles végétales et d’en retirer le maximum de bienfaits, est, sans aucun doute, d’en assaisonner les salades froides et les crudités, ou d’en additionner un plat de légumes ou de poissons chauds une fois la cuisson terminée.

C’est donc l’utilisation à froid, sans cuisson, qui est la plus recommandable : elle permet ainsi de conserver aux huiles leurs vitamines et leurs principes actifs intégralement sans y ajouter d’éléments nocifs.

Faites vous plaisir en découvrant de nouvelles huiles et de nouvelles saveurs!

Nous découvrirons dans le prochain articles les huiles dans les soins de beauté.

A bientôt… Sylvie

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