La mort est dans le prè

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Mardi 17 avril. Diffusion sur France 2 du documentaire d’Éric Guéret. « La mort est dans le pré »

Pendant près d’un an, Eric Guéret s’est plongé dans la vie des agriculteurs, victimes silencieuses des pesticides. Dans son documentaire, il révèle les causes et les conséquences de cette pollution.

L’an dernier, Eric Guéret avait réalisé « Manger peut-il nuire à la santé? » qui pointait déjà du doigt les effets néfastes des pesticides sur notre quotidien. « C’est à ce moment-là que j’ai découvert les terribles problèmes de santé des agriculteurs liés à l’utilisation des pesticides: une véritable épidémie que tout le monde tait, mais qui touche massivement le monde agricole ».

Un sujet délicat que tout le monde préfère taire

« Il y a un silence pesant, pour ne pas dire une pure et simple omerta, au sein du milieu agricole. Par pudeur ou par fierté, on ne parle pas, dans ce monde-là, de ce qui ne va pas. On ne dit rien de ses difficultés, de ses fragilités, de ses faiblesses. Les agriculteurs sont les premiers à entretenir et maintenir le silence ».

Absence de chiffres

Outre ce silence, Eric Guéret a aussi fait face à un autre obstacle: le manque criant d’études scientifiques en France qui permettraient de mieux cerner ce fléau. Aux Etats-Unis, certains scientifiques ont pris la mesure du danger: l’exposition aux pesticides augmente le risque de développer certains cancers, mais aussi les maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

Constat catastrophique

Le documentaire dénonce aussi les dérives du pouvoir industriel face aux pouvoirs scientifique, économique, politique.
« L’utilisation de la chimie et la mécanisation du métier ont apporté un gain de productivité considérable et ont facilité le labeur des agriculteurs. Seulement, aujourd’hui, avec cinquante ans de recul, le constat est catastrophique. En deux générations, les paysans se sont retrouvés victimes des pesticides, mais aussi totalement dépendants de leur utilisation. En un demi-siècle, les paysans ont perdu le sens de leur métier: ils ont oublié les méthodes traditionnelles et vivent dans le surendettement, de telle sorte que l’abandon – extrêmement coûteux – du système chimique leur paraît impossible ».

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Commentaires (3)

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  1. Commentaire par Stéphanie - 13 avril 2012 à 16 h 59 min

    Les industrie peuvent perdre tout leur pouvoir si CHACUN prend la responsabilité de se nourrir soi-même, d’entretenir un petit potager comme le faisaient nos grands parents, ou bien si par petits groupes de 50 personnes, les gens se répartissent les tâches pour que tout un chacun soi nourri sainement. Et non, il ne s’agit pas de retourner à l’ère préhistorique mais simplement d’entretenir de bons rapports avec notre Terre qui sait si bien nous nourrir quand on la laisse un peu faire.

  2. Commentaire par Beiser - 23 avril 2012 à 11 h 35 min

    Ce reportage nous a fait froid dans le dos. C’était très émouvant, voire révoltant. Mais avec presque 6% de l’audimat, peut-être que certaines personnes vont commencer à agir, il est temps ! En tout cas, il semble que les médecins ont été alarmés par le film, c’est déjà un bon point.

  3. Commentaire par pilar - 24 avril 2012 à 11 h 03 min

    Merci Beiser pour ce retour, effectivement, il semble que les choses se « débloquent » un peu. Mais comment savez vous que les médecins ont été alarmés par le film, il serait intéressant d’en discuter ! Très bonne journée à vous et au plaisir de vous lire

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